Horizon · Texte intégral du projet de déclaration
13 octobre 2026 · v2.2 · Projet de rédaction
Ensemble
pour la Terre,
l’Humanité et l’Avenir
Introduction
Une vision commune pour la Terre, l’Humanité et l’Avenir
Imaginez un monde où prendre soin de la Terre et respecter la liberté de chaque Être humain vont de pair.
Un monde où la dignité de chacun est reconnue, indépendamment de ce qu’il incarne, possède, produit ou accomplit. Où chacun peut apprendre, comprendre, choisir, créer et développer ses capacités sans qu’on lui dicte ce qu’il doit devenir.
Imaginez un monde où l’on peut penser différemment sans cesser de se respecter, où la coopération ne demande à personne de s’effacer et où l’on accepte de revoir ses idées lorsqu’on comprend mieux le réel.
Un monde où les connaissances, les technologies et les institutions demeurent au service de la Vie et des Êtres humains, et où ce que nous construisons peut être questionné, amélioré ou remplacé.
Un tel monde ne se décrète pas. Il se désire. Il se construit.
Nous habitons une Terre que nous n’avons pas créée. Nous héritons aussi de connaissances, de cultures et d’institutions façonnées par ceux qui nous ont précédés. Cet héritage comporte des acquis précieux, mais aussi des erreurs à comprendre et des dommages à réparer.
À notre tour, nous pouvons préserver, transformer, améliorer ou dégrader ce que nous avons reçu. Les générations suivantes vivront avec les conséquences de nos choix.
C’est de cette responsabilité que naît notre vision, fondée sur trois principes :
- Préserver la Terre.
Prendre soin des conditions qui rendent la Vie possible. - Émanciper l’Être humain.
Favoriser les conditions permettant à chacun de comprendre, de choisir, d’agir et de développer librement ses capacités. - Transmettre la Possibilité.
Laisser aux générations suivantes davantage de moyens pour construire librement leur propre avenir.
Nous ne prétendons pas connaître le monde que les générations futures choisiront de bâtir. Nous ne voulons pas le décider à leur place.
Nous souhaitons leur laisser une Terre habitable, des connaissances accessibles, des ressources dont nous aurons pris soin et des institutions capables d’évoluer.
Mais surtout, nous voulons qu’elles puissent remettre en question nos idées, corriger nos erreurs et tracer leurs propres chemins.
Cette vision n’est ni une promesse de perfection ni un modèle à imposer. Elle est une invitation à celles et ceux qui s’y reconnaissent : à la questionner, à l’enrichir et, librement, à contribuer à la faire vivre ensemble.
Nous voulons vivre la vision de ce futur maintenant.
Nous voulons laisser aux générations futures non pas des chaînes, mais des possibilités.
— Matthias et Michaël, pour Nous
Déclaration fondatrice de la charte
Préambule
Une civilisation mature ne se juge pas seulement à ce qu’elle produit, mais également à la qualité des relations qu’elle entretient : avec la Terre dont elle dépend, avec les Êtres humains qui la composent et avec les générations auxquelles elle transmettra les conséquences de ses choix.
Nous reconnaissons que la Vie repose sur des relations d’interdépendance. Ainsi, tout Être humain, toute communauté et toute génération s’inscrit dans un ensemble de relations et de conditions qui rendent son existence possible.
Nous reconnaissons également l’interdépendance de l’individu et du collectif. Le collectif existe par les Êtres humains qui le composent; chacun, en retour, vit et se développe au sein de relations, de connaissances et de conditions qu’il reçoit en partie, partage et transforme.
Nous reconnaissons que nous habitons un monde que nous n’avons pas façonné seuls et qui ne nous appartient pas exclusivement.
Nous recevons une terre, des connaissances, des cultures, des institutions et des possibilités façonnées par ceux qui nous ont précédés. Certains de ces héritages ont élargi nos connaissances, nos capacités ou nos possibilités; d’autres nous ont transmis des limites, des erreurs ou des dommages qu’il nous appartient de comprendre et, lorsque possible, de corriger.
À notre tour, nous nous engageons à transmettre un monde offrant aux générations suivantes des conditions plus favorables à la Vie, à la liberté, à la connaissance et au développement des capacités humaines que celles dont nous avons hérité.
Nous choisissons donc de considérer notre liberté avec responsabilité, notre puissance avec discernement et notre passage dans le monde avec respect.
Notre intention n’est pas de déterminer la vie de ceux qui viendront après nous, mais de leur laisser des conditions qui élargissent leur capacité de comprendre, de choisir librement et de conduire leur propre existence adaptée à leur propre époque.
Trois principes fondateurs
- Préserver la Terre.
Prendre soin des conditions qui rendent la Vie possible. - Émanciper l’Être humain.
Favoriser les conditions permettant à chacun de comprendre, de choisir, d’agir et de développer librement ses capacités. - Transmettre la Possibilité.
Laisser aux générations suivantes davantage de moyens pour construire librement leur propre avenir.
Interprétation
Les repères suivants précisent le sens de certains termes essentiels de la présente Déclaration. Ils en font partie intégrante et visent à favoriser une compréhension cohérente de ses principes tout en réduisant les possibilités d’interprétation qui leur seraient contraires.
Lorsqu’un terme défini ci-dessous peut recevoir plusieurs acceptions, c’est le sens précisé ici qui est retenu dans le cadre de la présente Déclaration. Ces repères se lisent conjointement et ne doivent pas être interprétés isolément les uns des autres.
Nous
Par Nous, nous entendons celles et ceux qui choisissent librement de s’unir autour des principes de la présente Déclaration, de les porter, de les mettre en pratique et de participer à la création collective qui en découle. Ce nous ne prétend pas parler au nom de ceux qui n’y adhèrent pas. Il exprime l’engagement commun de ceux qui choisissent de construire ensemble à partir de ces principes.
Terre
Par Terre, nous entendons la planète Terre dans l’ensemble de ses composantes vivantes et non vivantes, de ses milieux, de ses ressources et de ses systèmes naturels, ainsi que des relations qui les unissent.
Vie
Par Vie, nous entendons l’ensemble des êtres vivants, de leurs relations et des processus biologiques qui permettent leur existence, leur développement et leur continuité.
Conditions
Par conditions, nous entendons ce qui est nécessaire ou favorable à l’existence, à sa préservation, au développement des capacités et à l’exercice réel des possibilités.
Interdépendance
Par interdépendance, nous entendons le fait que l’existence, le développement et l’action de chacun s’inscrivent dans un ensemble de relations et de conditions qu’il ne produit pas seul. Ces interdépendances existent notamment entre les Êtres humains, les communautés et les générations, mais également avec les autres formes de Vie, les milieux naturels, les ressources et les systèmes de la Terre dont leur existence dépend.
L’interdépendance ne signifie ni la dissolution de l’individu dans le collectif, ni la négation de son autonomie, ni l’effacement des responsabilités propres à chacun. Elle reconnaît que l’individu et le collectif peuvent mutuellement contribuer à leurs conditions d’existence et de développement sans que l’un doive absorber ou dominer l’autre.
Reconnaître l’interdépendance signifie également reconnaître que nos actions peuvent préserver, transformer ou dégrader des conditions dont dépendent d’autres Êtres humains, d’autres formes de Vie et les générations qui nous suivront.
Loi naturelle
Par Loi naturelle, nous entendons les principes fondamentaux et universels inhérents à la réalité, à la condition humaine et aux relations d’interdépendance de la Vie, qui existent indépendamment des croyances, des cultures, des volontés et des institutions humaines.
Ces principes ne sont ni créés, ni modifiés, ni abrogés par les règles, les conventions ou les décisions humaines. Le Nous cherche à les reconnaître, notamment pour comprendre les conditions qui rendent la Vie possible, les fondements des droits inhérents à chaque Être humain et les limites légitimes de l’action humaine.
La Loi naturelle ne se confond pas avec les règles établies par les sociétés. Elle ne se déduit pas non plus automatiquement de la seule observation des phénomènes naturels : le fait qu’une chose existe dans la nature ne suffit pas, à lui seul, à établir qu’elle est moralement juste.
Notre compréhension de la Loi naturelle ne constitue pas la Loi elle-même. Nos formulations et nos interprétations demeurent humaines et faillibles. Elles doivent pouvoir être expliquées, examinées, confrontées aux faits, à la raison et à l’expérience, puis corrigées à mesure que nos connaissances progressent.
Possibilité
Par possibilité, nous entendons une option, une voie ou une capacité réellement accessible permettant notamment de comprendre, de choisir, d’agir, d’apprendre, de créer, de contribuer ou de se développer, et non une simple éventualité théorique.
Dignité
Par dignité, nous entendons la valeur propre et égale reconnue à tout Être humain du seul fait de son humanité.
Reconnaître cette dignité signifie qu’aucun Être humain ne doit être réduit à un objet, à une propriété ou à un simple moyen au service d’autrui ou du collectif. Elle implique le respect de sa liberté, de son intégrité et de sa capacité à participer aux décisions qui le concernent.
Liberté et responsabilité
Par liberté, nous entendons la capacité d’un Être humain à penser, à choisir et à agir selon son propre discernement, sans être soumis à la volonté arbitraire d’autrui, tout en respectant la liberté et l’intégrité des autres.
La liberté ne signifie ni l’absence de conséquences ni la possibilité de nier la liberté ou l’intégrité d’autrui.
Par responsabilité, nous entendons la capacité et l’engagement de répondre de ses choix et de ses actes, d’en considérer les conséquences raisonnablement prévisibles et, lorsqu’un dommage est causé, de chercher à le réparer dans la mesure du possible.
Consentement
Par consentement, nous entendons l’accord libre d’un Être humain à ce qui le concerne directement, donné avec une compréhension suffisante de ce à quoi il accepte de participer.
Il n’y a pas de consentement lorsque l’accord est obtenu par la force, la menace, la tromperie ou par des moyens qui empêchent réellement la personne de refuser. Lorsqu’une situation se poursuit dans le temps, le consentement doit pouvoir être retiré pour ce qui reste à venir.
Éthique
Par éthique, nous entendons une démarche rationnelle et consciente visant à examiner et à orienter nos choix à partir de leurs conséquences raisonnablement prévisibles sur la Vie, la dignité, la liberté, l’intégrité et les conditions d’existence, dans le présent comme pour les générations futures.
Cette démarche examine également les intentions, les moyens employés et les effets de nos actions et de nos omissions. Elle prend en considération les interdépendances entre l’individu, ses proches, les communautés, l’Humanité, les autres formes de Vie et les milieux naturels, ainsi que les effets directs, indirects et différés de nos choix. La responsabilité de chacun s’apprécie notamment en fonction de ce qu’il pouvait raisonnablement connaître, prévoir et influencer.
Une conduite éthique cherche à préserver et, lorsque possible, à améliorer ces conditions, tout en respectant la dignité, la liberté, l’intégrité et le consentement d’autrui. Elle ne réduit pas autrui à un simple moyen et cherche à prévenir les dommages graves et raisonnablement prévisibles causés aux Êtres humains, aux autres formes de Vie ou aux générations futures.
Lorsque plusieurs dimensions de l’existence sont affectées, leur prise en considération ne signifie ni que tous les intérêts ont nécessairement la même portée morale, ni que l’un d’eux prime automatiquement les autres. Le discernement éthique exige alors d’examiner les besoins en jeu, les conséquences, les solutions possibles, la nécessité et la proportionnalité des moyens envisagés, sans considérer qu’un bénéfice pour une dimension de l’existence suffit à justifier une atteinte aux droits fondamentaux d’autrui.
L’éthique suppose donc de chercher à comprendre les conditions qui favorisent la Vie, l’existence et le développement, puis d’ajuster nos actions à mesure que nos connaissances progressent.
Contrainte
Par contrainte, nous entendons le recours à la force, à la menace, à une sanction ou à tout autre moyen qui impose à un Être humain une conduite, une abstention ou une restriction effective de sa liberté, en limitant sa capacité réelle de refuser.
La contrainte se distingue du dialogue, de la persuasion et des obligations librement consenties. Toutefois, l’existence d’un engagement préalable ne suffit pas à légitimer tous les moyens employés pour en obtenir le respect.
L’appréciation éthique d’un acte ou d’une situation ne confère pas, à elle seule, le droit de contraindre autrui. Ni l’invocation de l’Éthique, de la Loi naturelle ou du bien commun, ni l’appui d’une majorité ne suffisent, en eux-mêmes, à établir la légitimité d’une contrainte.
Toute contrainte doit reposer sur un fondement légitime permettant à son auteur d’agir et poursuivre un objectif justifiable, notamment la protection des droits d’autrui ou la prévention de dommages graves aux conditions communes d’existence. Les moyens employés doivent être nécessaires, proportionnés et limités à ce qui est justifié, compte tenu des droits en jeu, des conséquences prévisibles et des solutions moins contraignantes disponibles.
Les fondements, les modalités et les effets d’une contrainte doivent demeurer examinables et contestables. Ceux qui la décident ou l’exercent doivent en assumer l’entière responsabilité.
Émancipation et autonomie
Par émancipation, nous entendons le développement ou le renforcement de la capacité d’un Être humain à comprendre, à choisir et à agir librement, puis à assumer ses choix.
L’émancipation ne peut être imposée à autrui ni consister à déterminer à sa place ce qu’il devrait penser, choisir ou devenir.
Par autonomie, nous entendons la capacité d’exercer sa liberté et sa responsabilité dans la conduite de sa propre existence.
L’autonomie n’implique ni l’isolement, ni l’autosuffisance absolue, ni l’absence de relations d’interdépendance.
Leadership individuel
Par leadership individuel, nous entendons la capacité d’un Être humain à prendre des initiatives, à proposer une direction, à influencer, mobiliser ou coordonner une action et à assumer des responsabilités, tout en respectant la liberté, l’intégrité et la capacité de choix d’autrui.
L’influence exercée dans le cadre du leadership ne doit pas reposer sur la contrainte, la tromperie ni sur des moyens visant délibérément à priver autrui de sa capacité de comprendre, de choisir ou d’agir librement.
Le leadership ne confère aucun droit de domination sur autrui. Il n’implique ni l’absorption de l’individu par le collectif ni la soumission du collectif à la volonté arbitraire d’un individu.
Bien commun
Par bien commun, nous entendons les conditions partagées qui permettent aux Êtres humains d’exercer leur liberté, de développer leurs capacités, de coopérer et de participer à un monde habitable.
L’invocation du bien commun ne peut servir de prétexte pour nier la liberté, la dignité ou l’intégrité d’un Être humain, ni pour le traiter comme un objet ou un simple moyen au service du groupe.
Réciproquement, la liberté individuelle ne permet pas de nier celle d’autrui ni de détruire les conditions communes dont tous dépendent.
Amélioration des conditions
Par amélioration des conditions, nous entendons l’élargissement réel des possibilités offertes aux générations suivantes, notamment par un monde plus habitable, des connaissances plus accessibles, des milieux naturels mieux préservés, des ressources essentielles dont la disponibilité est considérée dans le temps, des institutions mieux capables de servir les Êtres humains et une plus grande capacité pour chacun de comprendre, de choisir et d’agir librement.
L’amélioration des conditions ne consiste pas à déterminer à la place des générations suivantes la manière dont elles devront vivre ni ce qu’elles devront devenir. Elle consiste à chercher à leur transmettre davantage de moyens, de capacités et de possibilités réelles pour qu’elles puissent librement construire leur propre avenir.
Nos engagements
(Orientation fondatrice)
Nous entretiendrons avec la Terre un rapport respectueux et durable, guidé par un jugement avisé sur les conséquences de nos choix et par la compréhension de l’interdépendance qui relie les Êtres humains à ses milieux, à ses ressources et à ses systèmes naturels.
Nous soutiendrons l’émancipation de l’Être humain, afin que chacun puisse développer librement sa conscience, son potentiel inné, sa capacité de comprendre, de choisir, d’agir et d’assumer ses choix.
Nous préparerons soigneusement pour les générations futures un environnement habitable et riche de possibilités, qui préserve leur capacité de choisir librement leur manière de vivre.
(Dignité, liberté et développement de l’Être humain)
Nous reconnaîtrons à chaque Être humain une égale dignité fondamentale, sans exiger l’uniformité des pensées, des cultures, des croyances ou des manières de vivre.
Nous respecterons la liberté de conscience, de pensée, d’expression et d’association de chaque Être humain, dans le respect égal de la liberté d’autrui.
Nous ne laisserons aucune croyance, tradition, culture ou manière de vivre servir de prétexte pour nier la dignité, la liberté, l’intégrité ou le consentement d’autrui.
Nous favoriserons les conditions permettant à chacun d’apprendre, de créer, de contribuer, de coopérer et de conduire progressivement sa propre existence.
(Rapport au réel et à la connaissance)
Nous chercherons à connaître le réel avec honnêteté.
Nous chercherons à distinguer les faits des interprétations, des hypothèses et des croyances, et nous appuierons ce que nous tenons établi sur des méthodes transparentes, vérifiables et révisables.
Nous demeurerons disposés à ajuster nos conclusions lorsque de nouveaux faits, l’expérience ou la raison le justifient.
Nous conserverons, développerons et transmettrons les connaissances qui permettent aux Êtres humains de comprendre leur monde et d’y agir librement.
(Éthique, liberté responsable et imputabilité)
Nous chercherons à agir avec éthique, en considérant les conséquences raisonnablement prévisibles de nos choix sur la Vie, sur autrui et sur les conditions dont dépendent les générations présentes et futures.
Nous exercerons notre liberté avec responsabilité, conscients que nos actes prennent place dans un monde d’interdépendances et peuvent affecter d’autres Êtres humains, les conditions communes dont nous dépendons et ceux qui viendront après nous.
Nous assumerons les conséquences de nos décisions et chercherons à réparer les dommages que nos actions causent.
(Initiative, coopération et relations)
Nous reconnaîtrons et soutiendrons l’initiative, la responsabilité et le leadership individuels lorsqu’ils s’exercent dans le respect de la liberté et de l’intégrité d’autrui.
Nous privilégierons la coopération librement consentie, afin que le collectif puisse relier et amplifier les capacités individuelles sans les absorber.
Nous chercherons à prévenir les rapports dans lesquels la volonté de l’un s’impose durablement à l’autre au détriment de sa liberté ou de son intégrité.
Nous chercherons à résoudre les conflits par le dialogue, la compréhension et les moyens pacifiques, en recherchant des solutions compatibles avec la liberté et l’intégrité de chacun.
(Vie, connaissance appliquée et ressources)
Nous respecterons la diversité des formes de Vie, des cultures, des idées et des expériences, ainsi que l’intégrité des milieux naturels dont elles dépendent, tout en respectant la liberté et l’intégrité d’autrui.
Nous développerons les connaissances et les technologies de manière à soutenir la Vie, accroître les capacités humaines, préserver autant que possible l’autonomie de chacun et contribuer au bien commun.
Nous utiliserons les ressources de la Terre avec discernement, en tenant compte de leur capacité de renouvellement, de leur rareté et de l’importance de préserver leur disponibilité dans le temps.
Nous chercherons à éviter l’épuisement des ressources essentielles ou difficilement renouvelables afin de ne pas réduire les possibilités offertes aux générations futures.
(Structures et institutions)
Nous établirons et maintiendrons des conventions, des structures, des systèmes et des institutions destinés à servir les Êtres humains, en harmonie avec la Loi naturelle et en cohérence avec les principes de la présente Déclaration.
Nous demeurerons libres de les examiner, d’en évaluer les effets, de les corriger, de les transformer ou de les remplacer lorsqu’ils cessent de remplir leur fonction ou deviennent incompatibles avec ces principes.
Nous veillerons à ce qu’aucun Être humain, groupe ou institution ne puisse imposer une contrainte au seul motif qu’il invoque l’Éthique, la Loi naturelle, le bien commun ou l’appui d’une majorité. Toute restriction imposée devra pouvoir être justifiée, limitée à ce qui est nécessaire et proportionné, et effectivement contestée.
Nous ne considérerons aucune construction humaine comme une fin en soi ni comme supérieure aux Êtres humains qu’elle est destinée à servir.
(Transmission et limite de notre pouvoir sur l’avenir)
Nous ne chercherons pas à préserver des avantages immédiats au prix de dommages graves et prévisibles imposés aux générations futures.
Nous chercherons à transmettre aux générations futures des ressources, des connaissances, des milieux naturels et des institutions qui élargissent leurs possibilités plutôt que de les réduire.
Nous chercherons à leur transmettre des conditions meilleures que celles que nous avons reçues, afin que chaque génération puisse, à son tour, préserver, améliorer et transmettre davantage de possibilités.
Nous leur laisserons également la liberté de remettre en question nos idées, nos choix, nos institutions et cette déclaration elle-même.
Transmission
Nous ne prétendons pas connaître le monde que les générations futures choisiront de construire. Nous ne leur demandons pas de reproduire le nôtre.
Nous souhaitons leur transmettre un monde habitable dans lequel elles puissent réellement choisir.
Nous souhaitons leur laisser les moyens de comprendre ce monde, de le préserver, de l’améliorer, de le transformer et d’y chercher leurs propres réponses.
Nous aspirons à ce qu’elles reçoivent davantage de possibilités que nous n’en avons reçues, afin qu’elles puissent, à leur tour, en transmettre davantage encore.
Puissent-elles recevoir de nous non pas des chaînes, mais des possibilités.
Et puissent-elles laisser à leur tour un monde offrant davantage de possibilités à ceux qui les suivront.
— Nous
Fin du texte intégral · Projet du 13 octobre 2026 (v2.2)